Bien qu’il existe des milliers d’espèces dans le monde, quatre types de blattes se partagent principalement le territoire français :
La Blatte Germanique (Blattella germanica) : C’est l’espèce la plus répandue dans les appartements et restaurants français. De couleur bronze, elle adore la chaleur et l’humidité (cuisines, salles de bain).
La Blatte Orientale (Blatta orientalis) : Plus grande et de couleur noir foncé, on la retrouve souvent dans les caves, les sous-sols et les conduits de vide-ordures des vieux immeubles.
La Blatte Américaine (Periplaneta americana) : La plus grande (jusqu’à 4 cm). Elle possède des ailes et privilégie les zones chaudes et humides comme les chaufferies ou les réseaux d’égouts urbains.
La Blatte Rayée (Supella longipalpa) : Aussi appelée “blatte des meubles”, elle a besoin de moins d’humidité et se cache souvent derrière les cadres de tableaux ou dans les moteurs d’appareils électroniques.
Le cafard est un vecteur mécanique de maladies. En circulant dans les zones insalubres (égouts, poubelles) avant de marcher sur vos plans de travail, il transporte des agents pathogènes dangereux.
Maladies transmises : Elles peuvent véhiculer la salmonellose, la dysenterie, la gastro-entérite et même la tuberculose.
Allergies et Asthme : Leurs déjections, leurs mues et leurs sécrétions contiennent des allergènes puissants. En France, de nombreux cas d’asthme infantile en milieu urbain sont directement liés à la présence de blattes.
Nuisance Psychologique : L’insomnie et le stress liés à la découverte d’un cafard la nuit sont des facteurs de détresse réelle pour les habitants.
Comme elles se cachent le jour, vous devez chercher des indices de leur passage :
Traces de déjections : Des petits points noirs ressemblant à du poivre moulu sur les murs ou dans les recoins des placards.
Odeur désagréable : Une infestation importante dégage une odeur de “moisi” ou de musc très caractéristique.
Poches d’œufs (Oothèques) : Des petites capsules brunes de forme allongée, souvent déposées dans des endroits sombres et protégés.
En France, beaucoup utilisent des sprays insecticides de grande surface. Cependant, ces produits ont souvent un effet “répulsif” : ils ne tuent qu’une fraction de la colonie et poussent le reste des blattes à se cacher plus profondément dans les cloisons ou chez vos voisins, rendant le problème plus difficile à traiter par la suite.
De plus, les blattes développent une résistance croissante aux insecticides classiques.